mardi 5 janvier 2010
Une entreprise met du temps à développer son chiffre d’affaires. Voici sur quoi il faut investir dès le départ.
Succès d’inscriptions pour les uns, modeste réussite commerciale pour les autres, le statut d’auto-entrepreneur ne laisse personne indifférent un an après sa création. Une chose est sûre en tout cas : avec seulement une petite moitié de patrons nouvelle génération déclarant une activité, ce régime - dont la souplesse administrative est saluée par tous – peine à être à la hauteur des déclarations entendues au moment de son lancement.
« C’est un statut magique car on crée simplement un emploi », estimait alors Marie Novak, présidente de l’Adie. Qu’on se le dise : créer son auto-entreprise en trois clics ne signifie pas à coup sûr en vivre le mois suivant.
Formaliser son projet
« Etre auto-entrepreneur c’est être entrepreneur tout court, explique Gilbert Prieur, morpho-psychologue et référant de la FEDAE dans le département de l’Indre. Mieux on connaît son marché, mieux c’est. Mais il n’y a pas de miracle : avant trois ans d’activité il n’y a aucune certitude. Une entreprise met toujours du temps à démarrer. Il faut prendre son temps mais ne pas oublier d’oser non plus. »
Pour Henry Travert, de la banque CIC, établissement par ailleurs partenaire de l’Union des auto-entrepreneurs, « il est important de formaliser son projet car de cette manière on fait émerger incontestablement les choses qui peuvent être améliorées. Il faut également penser à sécuriser son activité c’est-à-dire en investissant un minimum au départ mais aussi en testant son idée auprès de personnes d’expérience. » Soigner sa vitrine web
Foi d’entrepreneur : le marché a toujours raison ! « Interroger ces futurs clients sur leurs réels besoins c’est la clé car ce sont eux qui vous donneront les meilleures réponses à vos questionnements commerciaux » insiste Serge Guillopé, ancien référant de la FEDEA dans le Var. Pour le chef d’entreprise, un autre point paraît essentiel : la stratégie internet. « De nos jours, si vous n’êtes pas présent sur le web, vous n’existez pas. Mais être visible ne suffit pas ; il est important aussi de proposer des paiements en ligne quand l’activité le permet. »
Diversifier ses services
Le facteur web, Catherine Montagnani, réflexologue installée à Mérignac, y croit dur comme fer. Après avoir investi plusieurs centaines d’euros dans la création de son site, elle l’a relayé via d’autres sites d’annonces gratuites. Résultat : en tapant deux mots-clés bien sentis sur Google, son espace bien-être figure en bonne place. « C’est toujours ça de gagné » se réjouit cette ancienne femme au foyer qui ne se repose pas pour autant sur ses lauriers. « Internet, c’est très utile car cela facilite la mise en relation mais ça doit être complémentaire d’une stratégie commerciale, dit-elle. Personnellement, je me forme régulièrement à d’autres techniques de réflexologie, de modelage et de massage car pour séduire les clients vos prestations doivent être variées. C’est avec ce genre de démarche que l’on propose petit à petit un service personnalisé et que l’on donne envie aux gens de revenir. » Pendant les fêtes, les coffrets cadeau de Catherine ont plutôt bien marché. De quoi lui donner de l’entrain pour cette nouvelle année.
Voir en ligne : Nathan Brette-Cassin | LEntreprise.com | Mis en ligne le 04/01/2010